La récolte d'olives s'annonce difficile
Une très mauvaise année :
Les volumes attendus sont de l'ordre de 20 % de ceux d'une année moyenne. Les sècheresses accumulée ces dernières années, ainsi que les hausses de température ont entrainé un faible bourgeonnement au printemps, donc une faible production de fruits. Si, comme tous les pays du bassin méditerranéen, la Palestine subit les effets du dérèglement climatique, le rôle de l'occupation israélienne amplifie grandement ces difficultés (destruction et empêchement d'entretien des terrasses et des parcelles, spoliation de l'eau, destruction systématique des infrastructures d'irrigation...).
Une récolte de plus en plus dangereuse :
Depuis octobre 2023, les attaques de colons sont de plus en plus nombreuses, récurrentes et militarisées. Protégés par l'armée d'occupation, ils attaquent les familles de paysan·ne·s participant aux récoltes, brulent les arbres, volent les récoltes réalisées... en groupes de plus en plus grands et organisés.
Et les difficultés "ordinaires" des paysan·ne·s sous occupation :
les paysan·ne·s ont souvent besoin de permis de passage délivrés par l'armée pour accéder à leurs parcelles pour la récolte. L'obtention de ces permis et leur maintien pendant toute la récolte est difficile et arbitraire. Depuis octobre 2023, le nombre de checkpoints entravant la circulation en Cisjordanie a explosé (environ 1200 checkpoints officiellement recensés sur un territoire grand comme la Seine et Marne, sans compter les checkpoints mis en place spécifiquement "agricoles"). Ces checkpoints empêchent les déplacements ou décuplent leur durée, compliquant l'acheminement des olives vers les moulins, puis de l'huile vers les stations d'embouteillage. Cela entraine des pertes et des dégradation de qualité des huiles.
Pour toutes ces raisons, seul 1/3 des olives récoltables ont pu l'être l'année dernière et la situation actuelle ne présage pas mieux cette année.
L'importance de votre soutien :
Le verrouillage de la Cisjordanie depuis le début du génocide en cours à Gaza prise des milliers de travailleur·se·s palestinien·ne·s des revenus de leur travail dans les territoires de 48.
La rétention de divers fonds destinés aux palestinien·ne·s par l'Etat occupant empêche le paiement des salaires de nombreux fonctionnaires.
L'agriculture est historiquement LE secteur économique de repli en Cisjordanie car il procure des revenus de remplacement dans les contextes d'étouffement économique accrus.
C'est d'autant plus vrai pour les oliviers qui couvrent la quasi totalité du territoire et apportent un produit de première nécessité, en plus d'être un symbole culturel et un rempart contre les effets du dérèglement climatique.
Expliquez les bénéfices de votre offre.
N'écrivez pas sur vos produits ou services, mais bien sur les solutions que vous proposez.
Le versement de l'acompte avant récolte permet concrètement aux coopératives de paysan·ne·s d'acquérir du matériel de récolte et de prendre en charge les frais et salaires du fonctionnement des moulins.